Jeunesse, Livres, Science-fiction

The Kingdom – Jess Rothenberg

Résumé de The Kingdom

Ana, mi-humaine, mi-robot, est l’une des sept hybrides conçues pour divertir les visiteurs du parc d’attractions Kingdom, petits comme grands. Sa vie prend cependant un autre tournant quand elle est accusée d’avoir assassiné Owen, l’un des membres du personnel. Commence alors un procès haletant, où la vérité n’est pas forcément celle que l’on croit…

Mon avis

Encore une lecture conseillée par une de mes collègues. Je vais faire simple, je l’ai dévorée malgré le fait que ce soit vendu comme un croisement entre le jeu vidéo Detroit become Human et la série Westworld. Je suis par nature une personne assez réfractaire à ce genre de comparaison. Cependant, je dois admettre qu’on sent énormément l’influence de Westworld, même si dans le cas du roman, les hybrides savent qu’elles sont dans un parc d’attraction et qu’elles ne sont pas humaines.

L’univers m’a rapidement happée. Ce Disneyland monumental donne à la fois envie de rêver tout en me glaçant le sang à plusieurs reprises, comme le vrai en somme. Le côté malsain ne quitte jamais la lecture, il explose pendant les parties du procès. Notamment lorsque les avocats de l’entreprise tentent de nier toute responsabilité dans les incidents arrivant dans le parc, on retrouve une manière de faire que l’on connaît hélas trop bien actuellement. J’avoue avoir été surprise lors de plusieurs tournants, tout n’est pas cousu de fil blanc.

De plus, j’ai apprécié qu’on ne rentre pas totalement dans le questionnement de l’humanité des hybrides, jamais elles ne semblent vouloir se sentir humaines. Le découpage des chapitres, alternant entre passé, rapports et procès donne un bon rythme à l’ouvrage.

Bien que le livre soit prenant, on y trouve certaines facilités scénaristiques. Par exemple sur la fin, mais je ne détaillerai pas dans le souci de préserver l’intrigue. Puis bon, encore une fois, la romance ternit quelque peu la lecture, mais ça, c’est parce que je suis une cœur de pierre à ce niveau-là. Je n’ai également pas pu m’empêcher d’être un peu agacée par le côté princesse des protagonistes, même si c’est dans leur programmation d’agir ainsi. Heureusement, les bugs de leur système finit par éclipser ce côté paillette présent au début du livre.

Ana, héroïne de l’histoire, m’est devenue rapidement sympathique. Elle a un côté très naïf sur la vie tout en étant consciente de ce qui ne va pas dans son entourage. En soi, elle me rappelle un peu le personnage de Meg Corbyn dans sa manière d’agir. Derrière son écrin d’innocence, elle sait se montrer glaçante de réalisme, voire presque manipulatrice. Son évolution au cours de l’histoire m’a beaucoup plus.

Il ne manquait pas grand-chose pour que ce soit un coup de coeur, mais c’est un très bon livre de science-fiction adolescent/jeune adulte.

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