Réflexions

Pub sur le site

Argggh de la pub!

Vous l’avez peut-être constaté si j’ai bien paramétré mon site : il y a de la pub. Alors oui, vous pouvez vous énerver, dire qu’il y a assez de pub partout. Je l’aurais d’ailleurs pensé à votre place, sans doute aurais-je gardé l’ad-block qui me sert. Cependant, je souhaite vous expliquer ma démarche. Libre à vous de bloquer les pubs ou non. Lire la suite « Pub sur le site »

Réflexions

La vie avec une dépression n°4 : un petit bilan

Photo de Keenan Constance sur Pexels.com

Après cette année particulière, pour tout le monde, j’ai ressenti le besoin de faire un petit bilan. Je vais tenter d’aborder le moins possible ce virus qui nous pourrit la vie et essayer de me concentrer sur mon vécu en tant que personne dépressive.

Je ne vendrai pas un traitement miracle, ni ne vais hurler que tout va bien après une année; que grâce à une thérapie de bio-reconstruction quantique, je suis définitivement guérie. Ce serait totalement faux. Se sortir d’un épisode dépressif en une année, ça me paraît compliqué. En effet, j’ai récemment connu une période de rechute et je suis consciente que le chemin est long. Je suis consciente qu’elle sera toujours là, dans un coin de mon cerveau, qu’elle me retombera dessus un jour.

Évidemment, mon moral va quand même mieux grâce à mon psy, à la thérapie que je suis. J’ai de la chance d’avoir un soutien important de sa part, il m’aide autant à gérer les soucis avec que le travail que le personnel. J’apprends à vivre avec ma maladie avec son assistance. Je n’ignore pas à quel point c’est difficile de trouver un psychiatre qui vous convient, si j’ose un conseil : ne pas hésiter à changer si vous le pouvez.

Enfin voilà, c’était un petit bilan, je n’ai pas grand-chose à ajouter à ce sujet. On verra comment 2021 évolue, si les perspectives d’avenir s’ouvrent un peu plus. Prenez soin de vous en tout cas.

Réflexions

La vie avec une dépression n°3 : ses effets secondaires

Photo de Keenan Constance sur Pexels.com

NDLR : Je ne fais que raconter mon vécu avec cette maladie qu’est la dépression, ce n’est pas une parole d’évangile

La dépression: pas un simple coup de mou

De la dépression, les gens qui ne la côtoient pas connaissent généralement le manque de motivation, la tristesse, etc. Mais cette maladie a impliqué d’autres effets dans mon cas, certains perdurent encore.

Perte de mémoire

Ce qui m’a le plus « surprise » dans les effets secondaires, c’était la perte de mémoire. Auparavant, j’étais un agenda sur pattes, je n’oubliais pas les dates ou les choses importantes à faire; j’avais ma liste de tâches dans ma tête. Petit à petit, mon cerveau n’a plus été capable de retenir ce genre d’information, il m’a fallu du temps pour reconnaître que, oui, ma mémoire me faisait défaut. Ça a été dur d’accepter d’avoir un agenda avec des rappels pour les rendez-vous, une liste de tâches écrites, etc. Évidemment, ça m’a mis un coup au moral monstrueux, parce que mine de rien, j’étais fière de pouvoir me souvenir de choses sans aide. Maintenant, j’ai mes petits rappels sur mon téléphone et je sais que ma mémoire ne sera plus pareille, de là à dire que je l’accepte…

Concentration foireuse

Et avec la perte de mémoire est arrivée l’absence totale de concentration. Concentration qui n’a jamais été très glorieuse auparavant, mais lors des phases basses, c’est une catastrophe. Je ne peux pas me concentrer sur une discussion, des lectures. Je vous laisse imaginer à quel point les journées de cours étaient difficiles pour moi dans ces moments-là. J’étais une grande lectrice auparavant, je lisais plusieurs livres par semaine et quand j’étais plongée dedans, c’était difficile de me faire décrocher de ma lecture…

Puis je n’ai quasi plus lu pendant une année, impossible de me concentrer sur un texte malgré les synopsis qui me tentaient et la pile de livres prometteurs qui m’attendait. Je n’avais plus la force, plus la motivation pour lire. Ce qui était assez terrible sachant que je travaille dans les livres. Parfois, je tentais de lire, mais au bout de trois phrases, j’oubliais ce qui s’était passé. Si je me forçais, ça m’épuisait littéralement au bout de quelques pages.

La fatigue collante et abrutissante

A vrai dire, tout me fatiguait, beaucoup de choses me fatiguent encore aujourd’hui. Quelques heures de travail, un peu de ménage, une balade me mettent sur les rotules. J’ai l’impression que tout me demande une énergie folle alors que c’est simplement mes propres réserves d’énergie qui sont basses. Au moins, je ne dors plus entre 14 et 16 heures par jour, même si actuellement, je suis obligée de faire une sieste certains jours. Parfois, j’ai l’impression qu’une partie de ma vie est en suspens entre mes moments d’épuisement.

Forcément, quand je suis fatiguée, c’est là où ma concentration et ma mémoire me font le plus défaut. Je perds mes mots, je m’embrouille dans mes phrases, j’oublie certaines tâches alors que je les faisais sans souci quelques minutes auparavant. Je tourne au ralentis dans un monde qui ne permet pas de pause, je pensais naïvement que le Covid allait nous apprendre à diminuer le rythme, mais visiblement non.

Les autres effets de la dépression

Il y aurait sans doute encore des effets à détailler, je pense notamment à l’alternance « émotions anesthésiées vs émotions à fleur de peau », mais cet article est déjà assez long comme ça à mon humble avis. Si ça vous intéresse, je peux écrire une suite sur ce sujet.

Prenez soin de vous !

Réflexions

La vie avec une dépression : Covid et santé mentale

Photo de cottonbro sur Pexels.com

Oui, oui, je sais, vous en avez marre que tout le monde parle du Covid. Mais bon, vu le côté exceptionnel de la chose et l’impact sur la santé mentale, je me suis dis que mes articles pouvaient être un bon endroit pour en parler.

Mais d’abord, la petite leçon de morale : Portez vos masques, lavez-vous les mains et gardez vos distances. Et si vous tombez sur un discours qui semble vous séduire, demandez-vous pourquoi vous avez envie d’y croire. Je vous propose une petite cure d’Hygiène mentale.

Inutile de vous présenter à nouveau le petit virus Covid-19 qui nous pourrit la vie depuis le mois de janvier. J’ai été confinée comme beaucoup d’entre nous, mais étant de nature casanière et introvertie, ma vie sociale n’a pas été plus impactée que cela. Là où j’ai eu plus de souci à gérer, c’était la crainte de la contamination de certains de mes proches, qui ne s’en seraient pas sortis s’ils l’avaient eu. Ce qui a été difficile pour moi, c’était ne pas aller rendre visite à ces proches pour leur bien. Puis de pouvoir y retourner, mais en gardant mes distances. Cela fait depuis le mois mars que je n’ai pas pris ces personnes dans les bras, que je maintiens une distance pour leur bien.

Actuellement, j’ai droit à des visites chronométrées de 30 min, parce que l’une d’entre elles est en institution. Il faut prendre rendez-vous via l’agenda en ligne, attendre dehors qu’on vienne vous placer, profiter un maximum de la demi-heure à laquelle vous avez droit, sentir votre cœur se serrer quand on vous dit que votre temps est écoulé. Je pense que même en ayant une santé mentale de fer, c’est difficile à gérer. Personnellement, c’est très dur de devoir passer par cela pour garder des gens en vie, ça me rend folle quand j’entends des gens qui se moquent des règles sanitaires sans penser aux conséquences de leurs actes, sans penser à ceux qui vont payer leur bêtise.

C’est aussi dur de préférer sacrifier des moments avec des gens qui nous soutiennent, qui peuvent nous remonter le moral. Personnellement, j’ai fait le choix de sacrifier une partie de ma santé mentale pour espérer retrouver le plus vite possible une vie normale. Pourtant, j’ai envie de voir ces gens en physique, j’ai envie de retourner à des concerts parce que je me sens mieux après. Mais je prendre sur moi, je n’envisage même pas de filer dans un autre pays où les règles sont moins sévères. Je n’ai pas de solutions miracles à proposer, la situation est inédite et les propositions loin d’être parfaites. J’ai eu envie de m’arracher plusieurs fois les cheveux en entendant les annonces du gouvernement suisse, je ne dois pas être la seule.

Cette année 2020 aura vraiment été très longue pour tout le monde.

Livres, Réflexions

Cessons de critiquer les lecteurs de versions traduites

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C’est un débat que je vois souvent revenir que ce soit pour le cinéma, les séries et bien sûr les livres. Je vais m’attarder plus particulièrement sur le cas des ouvrages, pour le reste, il y a Mister Fox sur Youtube.

Tout d’abord, je l’avoue, j’ai été une pro VO. J’ai évidemment aussi jugé ceux qui ne prenaient pas la peine de lire en VO alors qu’ils avaient le niveau pour le faire. On est tous idiot à des moments. Je lis l’anglais avec une certaine fluidité, j’ai peu besoin de regarder des définitions dans un dictionnaire tout en étant loin d’être bilingue. Sans compter qu’il y a un certain de sentiment de supériorité entretenu par les réseaux et l’entourage à lire en VO. Lire la suite « Cessons de critiquer les lecteurs de versions traduites »

Jeux vidéo, MMO, Réflexions

Greymoor ou comment Zenimax se moque de nous

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J’adore Elder Scrolls Online, de tout mon coeur. J’y joue presque tous les jours depuis presque deux ans, j’y passe toujours d’excellents moments. J’y ai rencontré des gens sympas ainsi qu’une entraide assez rare. Je peux même avouer que j’ai aimé l’histoire de la dernière extension : Greymoor.

Pourtant, je n’ai pu m’empêcher de ressentir une certaine amertume et frustration lorsque j’ai terminé la quête principale; il m’a fallu un peu de temps pour mettre le doigt sur ce qui me gênait. Pour une fois, je ne vais pas mettre l’accent sur les bugs. Je crois sincèrement que, COVID oblige, ils ont fait du mieux qu’ils ont pu compte tenu de la situation. Nul doute qu’ils auraient pu faire mieux, mais bon. Lire la suite « Greymoor ou comment Zenimax se moque de nous »

Livres, Réflexions

Je suis ennuyée

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Photo de Tim Savage sur Pexels.com

Je suis ennuyée. Je suis en train de lire un ouvrage d’un auteur que j’apprécie beaucoup, certains aspects du roman me plaisent beaucoup d’ailleurs… Mais je suis très gênée par la protagoniste principale, qui a pourtant tout pour me plaire puisqu’elle est une guerrière; une des meilleures guerrières de son clan. Sauf que toutes ses motivations tournent autour d’un homme : elle est devenue guerrière pour qu’il la remarque, elle traîne le fils de cet homme comme un boulet et qu’elle semble ne pas vraiment aimer; envers lequel elle éprouve beaucoup de rancœur, bref tout ce qu’il faut pour une relation familiale malsaine.

Je suis ennuyée parce qu’une partie de moi a envie de passer au-dessus simplement parce que c’est un auteur que j’aime bien, alors que je sais pertinemment que je n’aurais pas hésité à vertement critiquer tout autre écrivain. Je sais que j’ai envie de ne pas en tenir compte parce que je l’ai rencontré, je sais qu’il est accessible et sympathique; je suis même certaine que je pourrais aborder sereinement ce point-là avec lui et en discuter.

Mais voilà, je suis fatiguée de tous ces personnages féminins qui ne vivent que par le regard d’un homme, je suis fatiguée de cette vision, je suis fatiguée que tous leurs choix soient guidés par le besoin de plaire à un homme, je suis fatiguée d’avoir l’impression que les femmes ne doivent vivre que pour ça.

Je suis lassée de ces schémas, je suis lassée de voir que j’y plonge aussi lorsque j’écris mes propres textes. C’est frustrant de voir à quel point il est difficile de se défaire de ces clichés qui nous sont inculqués depuis l’enfance, même si nous sommes sensibilisés à cette cause. C’est frustrant de voir des artistes qu’on aime tomber dans ces facilités.

Cette constatation a laissé un goût amer à la lecture en question; ce qui est vraiment dommage car le reste de l’histoire et l’environnement m’ont pourtant beaucoup plu.

Réflexions

Ma vie dans des cartons

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Photo de Mister Mister sur Pexels.com

Je suis en train de déménager. D’ici mi-juin, nous serons dans un nouvel appartement. C’est une expérience à la fois stressante et joyeuse, par contre il faut passer par l’inévitable étape de remplissage de cartons. Vu que cette fois-ci, nous partons pour un endroit plus petit, on ne peut pas du tout échapper au tri de nos affaires.

Personnellement, je ne suis pas quelqu’un de très attaché aux objets, je peux donc jeter/donner avec assez peu de remords. Mais c’est tout de même des moments étranges, car des souvenirs reviennent. Je pense à cette figurine dragon que j’avais achetée lorsque j’avais accompagné un voyage scolaire, parce que deux élèves avec qui j’avais un lien fort l’adoraient. Elles l’avaient même baptisé. Alors en le rangeant pour le transfert, je me demande si elles vont bien, ce qu’elles deviennent. Il y a aussi cette petite noiraude Ghibli, ramenée du Japon par une ancienne collègue et je me dis qu’il faudrait que je prenne de ses nouvelles, mais comme je suis affreusement nulle pour ça, je vais finir par oublier.

Je regarde la pile de DVD qu’on débarrasse et je me demande comment on n’a pu acheter de telles fautes de goûts, pareil pour les jeux vidéo ou les livres. Je ne suis franchement pas mécontente de voir tout ça partir. Cela permet aussi de constater notre évolution sur les années.

Et puis, il y a les bonnes surprises : ces objets que l’on croyait disparus et que l’on retrouve avec soulagement… ou pas. J’ai retrouvé ma version complète de Dark Souls 3 et je me demande si j’ai vraiment envie de me faire botter les fesses par tous les ennemis du jeu. C’était une expérience intéressante et même si une partie de moi a envie d’aller jusqu’au bout, je ne sais pas si j’ai vraiment envie de passer plus de temps à mourir qu’à jouer.

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Enfin, le jeu est dans un carton, prêt à me suivre… Reste à voir si je vais le ressortir.