Livres, Science-fiction

La main gauche de la nuit – Ursula Le Guin

Couverture de la main gauche de la nuit d'Ursula Le guin

Résumé de l’éditeur

Sur Gethen, la planète glacée que les premiers hommes ont baptisée Hiver, il n’y a ni hommes ni femmes, seulement des êtres humains. Des androgynes qui, dans certaines circonstances, adoptent les caractères de l’un ou l’autre sexe. Les sociétés nombreuses qui se partagent Gethen portent toutes la marque de cette indifférenciation sexuelle. L’Envoyé venu de la Terre, qui passe pour un monstre aux yeux des Géthéniens, parviendra-t-il à leur faire entendre le message de l’Ekumen ?

Mon avis

Mon premier Le Guin, il était temps que je m’attèle à cette autrice monument de la SF et de la fantasy. Je ne sais pas si c’était une bonne idée de commencer par celui-ci, notamment pour saisir tout son univers de science-fiction, mais j’ai pris ce qu’il y avait de disponible au travail.

Ce livre a plus de 50 ans et il est plus moderne dans son histoire que pas mal de livres de SF actuels. Les aliens androgynes sont loin d’être dans les canons attendus et ielles ne se gênent pas pour nous faire remarquer notre bizarrerie d’être sexués tout le temps en rut; alors que elleux ne le sont qu’une fois par mois (c’est d’ailleurs à ce moment qu’ielles prennent un des deux sexes). L’humain lambda qu’est Genly est vu comme un monstre et voit les habitants de Gethen comme des étrangetés sur lesquelles il n’arrive pas à attribuer un genre; d’ailleurs j’ai vite trouvé ce personnage agaçant. Heureusement, mes sentiments ont un peu changé sur la fin.

Les sociétés sur Gethen se sont révélées très intéressantes, notamment par le fait qu’elles ne font pas la guerre sans pour autant être sans violence. C’est assez fascinant de lire comment ielles tournent autour de la guerre sans jamais franchir la ligne, alors que les assassinats et attaques ne semblent pas manquer. Leurs mœurs se montrent également intéressantes au niveau des relations, ielles n’ont pas les mêmes habitudes que nous en matière d’amitié et de relations amoureuses.

L’autrice a pris le temps de poser la société qu’elle a imaginée, son fonctionnement et ses habitudes. Elle insère même des contes et des rapports entre deux chapitres d’histoires, ce qui m’a permis de mieux appréhender les Géthéniens. Ses descriptions ont été jusqu’à me faire frissonner lorsqu’elle plonge son lecteur dans le monde glacé de Nivôse. J’étais plongée dans cette planète, dans cette histoire en compagnie de deux êtres qui doivent apprendre à se connaître.

La main gauche de la nuit est un roman SF prenant, posant des questions sur notre monde, et en avance sur son temps. J’avoue que j’hésite à le lire en VO pour voir comment l’autrice a décrit les Géthéniens. Je doute toujours que ce soit le bon livre pour débuter la lecture des Le Guin, mais je n’ai en tout cas pas été déçue du voyage.

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