Fantasy, Livres

L’ours et le rossignol – Katherine Arden

Résumé de l’ours et le rossignol

Au plus froid de l’hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa sœur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l’hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l’appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n’est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales

Mon avis

Lorsque j’avais annoncé que j’avais adoré Déracinée de Novik, plusieurs personnes se sont empressées de me conseiller de lire L’ours et le rossignol. Elles m’ont garanti que j’allais l’apprécier comme le livre de Novik, même plus. Alors gros coup de cœur ?

Le folklore russe au cœur de l’hiver

La force principale de L’ours et le rossignol réside dans sa représentation des traditions russes, que ce soit les contes ou le mode de vie. L’autrice nous plonge aisément dans cette Russie imaginaire, appelée Rus’ dans le roman, où l’on côtoie gardien du foyer et démon du gel.

Autant le dire tout de suite, on est loin des contes Disney, les créatures peuvent certes aider les humains, mais il vaut mieux s’en méfier par principe. Certaines sont attendrissantes, comme les gardiens des habitations ou des écuries, alors que d’autres sont terrifiantes comme les goules ou le Borgne.

Ici, l’hiver est le principal maître, il se glisse tout au long de l’histoire, s’insinue dans le moindre vêtement, guette à la porte pour faucher vieillards et malades. Même le feu du foyer lutte difficilement contre ce froid mordant. Pourtant, il pourrait presque être considéré comme un allié pour Vassia, protagoniste.

Vassia et ses luttes

Dans ce premier volume, nous suivons Vassia depuis son enfance jusqu’à l’âge adulte. C’est là que le principal défaut de livre s’exprime, le début est affreusement long. J’ai presque hésité à lâcher le roman à plusieurs reprises. Impossible de m’intéresser à son enfance, j’avais l’impression que le texte s’étalait pour bien nous faire comprendre qu’elle était capable de voir le petit peuple alors qu’on le comprenait rapidement. Heureusement la deuxième partie rattrape le tout.

Vassia devient plus attachante une fois plus âgée, surtout parce que ses antagonistes principaux sont un représentant de la religion chrétienne et sa belle-mère fanatique, je n’ai pu que me sentir concernée par le combat de notre héroïne (ne soyez pas surpris, j’ai horreur des religions). J’admire sa lutte contre les traditions qui veulent lui imposer un mariage ou l’envoyer au couvent si elle ne se révèle pas assez bien pour être une épouse. Vassia est un esprit libre, consciente du rôle du petit peuple et du danger qui rôde au cœur de l’hiver.

Conclusion sur L’ours et le rossignol

Une fois passée les longueurs de la première partie, L’ours et le rossignol se révèle être une lecture prenante, pleine de réflexions sur l’écrasement des traditions par une religion, la place de la femme au sein d’une société patriarcale. Je n’ai pu qu’être touchée par les injustices que Vassia subit et dont elle parvient à ressortir la tête haute.

Ce n’est pas le coup de cœur auquel je m’attendais, mais je suis curieuse de voir comment va évoluer l’histoire lors des deux autres tomes.

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