Fantasy, Livres

La légende de Drizzt t.3 : Terre promise – R.A. Salvatore

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Résumé de l’éditeur

Drizzt a définitivement quitté l’Outreterre pour gagner le monde de la surface. Il espère trouver le foyer qu’il a toujours cherché. Mais il ne s’agit nullement de la terre promise qu’il avait espérée, bien au contraire. A la surface, les drows sont considérés comme des ennemis et des meurtriers et personne n’imagine qu’il existe des elfes noirs différents, capables de compassions, et qui aspirent à une vie meilleure. Drizzt sera chassé, traqué et il devra apprendre de nouvelles règles, prouver à la face du monde qu’il peut s’adapter et qu’il n’est pas nuisible ou malfaisant. Heureusement, certaines rencontres peuvent tout changer.

Mon avis

Instant nostalgie : J’ai découvert Drizzt alors que j’avais 12 ou 13 ans et que je venais de visionner le Seigneur des Anneaux. Emportée par la fièvre elfique, j’ai trouvé un tome de Drizzt dans la bibliothèque de mon école. Impossible de me souvenir de quel tome il s’agissait, les presque 20 années écoulées ont troublé mes souvenirs. Cela dit, je me souviens que c’était le seul tome possédé par la bibliothèque. Etant persuadée que seuls les elfes tolkienesque existaient, j’avais été un peu surprise de découvrir cet elfe à la peau noire et aux cheveux blancs, issu d’une race maléfique vénérant une déesse araignée. Passant mon étonnement, je me suis laissée prendre par son aventure et, sans le savoir, j’avais fait mes premiers pas dans l’univers de Donjons & Dragons et les premières graines de mon amour pour les drows avaient été semées. Pendant des années, Drizzt est resté dans un coin de ma tête, influençant inconsciemment certains de mes choix dans des jeux vidéo ou de plateau. C’est lors d’un salon du livre que j’ai vu que les aventures de Drizzt étaient publiées dorénavant chez Bragelonne/Milady et j’ai donc décidé de retrouver le premier drow qui avait croisé mon chemin littéraire.

Me revoilà donc en train de poursuivre les aventures de Drizzt à la surface, loin de son Outreterre natale, monde auquel il n’appartient pas. Il cherche un endroit où il serait accepté, un nouveau foyer. Hélas, ses rencontres se terminent mal pour la plupart, les habitants de la surface ne peuvent croire à l’existence d’un drow bon.

On croise moult créatures et personnages au cours de ce tome, parfois peut-être trop. J’ai profondément haï Férul McCartilage, méprisable humain blessé dans son égo fragile. Etant très attachée à Drizzt, je déteste avec une haine farouche ses ennemis. Heureusement pour lui, il croise quand même des êtres sachant faire preuve de jugeote, je pense notamment à Colombe et ses comparses (que j’espère éventuellement recroiser).

La partie où Drizzt apprend à vivre dans le monde la surface auprès du rôdeur aveugle Mooshie m’a également beaucoup touchée, je l’aime bien ce p’tit vieux plein de ressources. Il a eu le mérite de m’amuser et de me surprendre; tout comme Bruenor, le roi nain au grand cœur bien caché sous ses airs de pierre. Sa fille Cattie-Brie se révèle maligne et espiègle, je l’ai appréciée malgré le peu de pages où elle apparaît.

Après, on est dans du Donjons et Dragons un peu daté, où les races sont définies selon l’axe bien/mal, malgré les subtilités qu’apporte l’auteur. C’est d’autant plus étrange de lire ce roman après l’annonce des concepteurs de D&D sur la suppression des races spécifiquement maléfiques ou bienveillantes; décision que j’applaudis par ailleurs, il était temps! En 2020, les drows ne sont plus aussi malveillants qu’auparavant, ce qui donne une sensation assez étrange en lisant le roman.

Le côté daté se ressent également durant les pérégrinations de Drizzt : à aucun moment, je n’ai eu peur pour lui, je savais qu’il bénéficiait d’une armure en scénarium qui lui permettait de sortir de toutes les situations. Le sort de ses compagnons était malgré tout moins enviable à certains moments. On sent qu’il est l’archétype du héros de fantasy, qui doit passer à travers des épreuves et des quêtes…bref l’esprit D&D au final !

Cependant, je n’ai pas boudé mon plaisir à la lecture de livre, je retrouve toujours avec bonheur mon elfe noir préféré. Les quelques passages qui m’ont semblé familiers m’ont même poussée à me demander si, par hasard, ce n’était pas avec ce livre que j’avais commencé ses aventures près de 20 ans auparavant.

 

 

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