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Le royaume d’Eldorine – Christine Kolditz

Résumé du royaume d’Eldorine

Les créatures surnaturelles ont appris à se cacher de nos regards. Tapies dans l’ombre, elles attendent patiemment de retourner sur leur terre d’origine: le royaume d’Eldorine. Lucie va se retrouver propulsée dans ce Nouveau Monde qu’elle ne connaît pas, un univers empli de magie. Elle va alors comprendre que les contes et légendes de son enfance sont bien réels.
Pour échapper aux démons qui la traquent, elle va abandonner son passé, sa famille, sa vie toute entière.
Entre révélations et trahisons, elle va devoir apprendre à suivre son coeur et à accorder sa confiance à un Elderaye et à un Gorwaith.
Cela suffira-t-il à la préserver des ténèbres ?

Mon avis

[service-presse]

Tout d’abord, je tiens à remercier Christine de m’avoir proposé son roman en service-presse. Et je tiens à m’excuser si ma critique pourra sembler sévère, mais je pense qu’il y a quelque chose à creuser.

Un bon potentiel, oui mais

Le royaume d’Eldorine propose un mélange intéressant entre urban et high fantasy, c’est ce qui m’a attirée en premier lieu. Certaines situations sont assez cocasses, comme de voir des créatures regarder la télévision. Le mélange des différentes mythologie donne un lore plutôt crédible, expliquant le pourquoi du comment. On croise des elfes, des démons, des « loups-garous », des vampires. Toute une faune assez habituelle en fantasy et qui s’imbrique bien dans l’histoire. J’ai énormément apprécié les personnages de Menlisto et Anna, j’avoue que j’aurais presque préféré qu’ils soient les protagonistes principaux du roman. La lecture est assez fluide, les descriptions aident à bien visualiser les lieux… Mais plusieurs points m’ont posé problème.

Tout d’abord, il m’a été difficile d’apprécier le personnage de Lucie. Pas que je la déteste, je l’ai simplement trouvée transparente. Alors qu’elle a pas mal de choses pour devenir un personnage badass et intéressant, elle reste souvent dans le rôle de femme à sauver par les personnages masculins, c’est dommage qu’il n’y ait pas eu d’inversion des rôles. Puis bon, je ne suis pas une très grande amatrice des triangles amoureux, autant dire que le chassé-croisé entre les trois m’a vite lassée (plus de polyamour, please). Cependant, je ne peux pas nier que j’apprécie de lire de plus en plus des demandes de consentements dans les relations.

Bien que le monde soit empli de créatures mythiques, le roman se laisse aller à une certaine conventionnalité, les démons sont méchants, les créatures de la nuit aussi. C’est un peu dommage, surtout que certains passages m’avaient laissé entrevoir de la nuance. Après, j’avoue avoir levé les yeux quand surgit une musique métal dans une sorte de charnier; je trouve ce cliché un peu éculé. Promis, je ne compte massacrer personne malgré la musique que j’écoute et j’aimerais vraiment que ça rentre dans la tête des auteurs en général. Il y a aussi un travail de relecture à faire, car j’ai trouvé pas mal de fautes au niveau des accords et des noms.

Conclusion sur le royaume d’Eldorine

Comme je l’ai dit, il y a clairement un potentiel sous-utilisé et noyé sous une certaine couche de conventionnel. Je n’ai pour autant pas boudé ma lecture, c’est vraiment dommage que certains points n’aient pas été plus poussés ou travaillés.

Mon avis peut sembler assez dur, j’en suis consciente, mais je l’écris vraiment parce que je crois à cette série de fantasy, à son univers.

 

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