Livres, Polar

L’aigle de sang – Marc Voltenauer

Résumé de l’éditeur

Un secret de famille, une épitaphe mystérieuse, une inquiétante confrérie viking… L’inspecteur Auer était parti sur l’île de Gotland à la recherche de ses origines, il se retrouve prisonnier d’une enquête vertigineuse, entre Suisse et Suède, sur fond de meurtre rituel et de disparitions. En dénouant les hypothèses, il remonte au plus lointain de son enfance. Mais qui est vraiment Andreas Auer ?

Mon avis

Je l’avoue, je l’admet, j’adore retrouver l’inspecteur Auer et son univers. Non seulement, je suis généralement en terrain familier, mais en plus je sais que je finirai toujours par être surprise. Bon, pour cet ouvrage-ci, l’action se passe sur l’île de Gotland, donc c’est loin d’être un endroit que je connais et je me suis sentie parfois perdue. Heureusement que Minus accompagnait Andreas pour que je ne sois pas complètement déboussolée. Il y a également des retours en Suisse, à Gryon, en compagnie de Karine et Mikaël. D’ailleurs, parlons-en de Mikaël.

J’ai eu tellement peur pour lui à la fin du tome 2, je sentais mon cœur se briser petit-à-petit et je me disais que non, l’auteur n’allait tout de même pas oser nous l’enlever. Il ne pouvait pas faire ça à Andreas! J’avoue avoir dû lutter pour ne pas aller voir plus loin dans ma lecture pour avoir les réponses que je voulais. Je n’ai pas pu m’empêcher de soupirer de soulagement en voyant l’issue, même si la situation est loin du happy end. Les moments avec Mikaël étaient non seulement touchants, mais également instructifs sur comment se passe une convalescence après un coma. Cela change des guérisons miraculeuses que j’ai pu voir par le passé.

Comme à son habitude, Marc Voltenauer assemble son puzzle au fil des chapitres, toujours avec maîtrise. Dès le début, on se demande quel est le rapport entre les chapitres, puis les histoires finissent par former un tout qui tient la route et toujours en trompant nos hypothèses… en tout cas les miennes, j’en déduis que je dois être une mauvaise détective.

Cette fois-ci, je suis parvenue sans souci à visualiser les scènes de meurtre, j’en ai frissonné. Si vous avez vu la série Viking, vous n’aurez aucune peine à visualiser l’aigle de sang. C’est absolument charmant et comme j’avais vu la série, j’entendais aussi les sons, charmant je vous dis.

Cependant, je me suis retrouvée face à un des problèmes récurrents du polar dont on suit les aventures d’un même protagoniste : il lui arrive toujours des événements horribles, beaucoup pour une seule personne. C’était déjà un souci qui m’avait fait lever un sourcil quand j’ai lu du Mankell il y a quelques années. Autant en fantasy, j’arrive à intégrer le code du héros et de sa quête avec multiples rebondissements, autant dans les polars, je ne parviens pas à intégrer son « équivalent ». Ce détail ne m’a pas empêché de savourer chaque page de cette aventure en Suède.

Donc maintenant, j’ai envie d’aller visiter l’île de Gotland… c’est un peu compromis pour le moment. Un jour peut-être. Ah oui, il faut aussi que je patiente pour la sortie du prochain tome des enquêtes d’Andreas Auer, je vous ai déjà dit que je n’aimais pas attendre ?

Un peu de musique pour terminer cet article :

 

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