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La vie avec une dépression n°1 : garder une trace

Photo de Keenan Constance sur Pexels.com
TW : dépression, idées noires

Depuis quelques temps, je me dis que ce serait peut-être une bonne idée de garder une trace écrite de ce que je vis avec la dépression. J’ose espérer que cela m’aiderait à guérir et aussi apporter du soutien via mes témoignages, ou aider des proches à comprendre ce que peut vivre une personne qui en est atteinte. Alors voilà, je vais faire un journal de bord.

Mon état actuel

Comment je vais actuellement ? Pour être honnête, je ne sais pas trop, je penche plutôt vers le non. Je galère à prendre mes médicaments, alors je dois trouver des techniques pour ne pas les oublier. Le moral est en dent de scie, j’ai de nouveau beaucoup de peine à lire, même à jouer. Je reste chez moi malgré le beau temps qui se montre et les balades que je pourrais faire. Je suis vite irritée et j’ai souvent envie de pleurer. Comme les choses risquent de ne pas avancer dans la bonne direction professionnellement, je suis rongée par l’angoisse.

Heureusement, je reste bien entourée même si parfois je me suis demandée si ce n’était pas plus de simple de tout arrêter. Je vous rassure, j’ai eu des discussions qui ont chassé ces idées et je réalise que je ne suis pas seule, que mes thérapeutes sont là pour moi, y compris pour le côté administratif qui pourrait m’attendre.

SPM et dépression : c’est nase

J’ai aussi remarqué que mes cycles menstruels avaient des effets sur mon moral, j’ai un syndrome pré-menstruel (SPM) qui me plombe littéralement. C’est un des effets que je n’attendais pas de la dépression. Je suis donc en train de réfléchir pour changer de contraception afin de ne plus les avoir parce que l’effet Sisyphe est difficile à supporter, j’ai l’impression que je ne vais jamais réussir à avancer. Il suffit de deux à trois jours pour que tout le travail que j’avais accompli s’effondre. Un SPM peut déjà être difficile à supporter lorsqu’on n’est pas dépressif, mais c’est un vrai désastre quand notre cerveau déconne, sans compter tous les autres effets sur le corps. Bref, rien qui n’aide à aller mieux.

La route pour aller mieux est encore longue.

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