Réflexions

La vie avec une dépression : Covid et santé mentale

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Oui, oui, je sais, vous en avez marre que tout le monde parle du Covid. Mais bon, vu le côté exceptionnel de la chose et l’impact sur la santé mentale, je me suis dis que mes articles pouvaient être un bon endroit pour en parler.

Mais d’abord, la petite leçon de morale : Portez vos masques, lavez-vous les mains et gardez vos distances. Et si vous tombez sur un discours qui semble vous séduire, demandez-vous pourquoi vous avez envie d’y croire. Je vous propose une petite cure d’Hygiène mentale.

Inutile de vous présenter à nouveau le petit virus Covid-19 qui nous pourrit la vie depuis le mois de janvier. J’ai été confinée comme beaucoup d’entre nous, mais étant de nature casanière et introvertie, ma vie sociale n’a pas été plus impactée que cela. Là où j’ai eu plus de souci à gérer, c’était la crainte de la contamination de certains de mes proches, qui ne s’en seraient pas sortis s’ils l’avaient eu. Ce qui a été difficile pour moi, c’était ne pas aller rendre visite à ces proches pour leur bien. Puis de pouvoir y retourner, mais en gardant mes distances. Cela fait depuis le mois mars que je n’ai pas pris ces personnes dans les bras, que je maintiens une distance pour leur bien.

Actuellement, j’ai droit à des visites chronométrées de 30 min, parce que l’une d’entre elles est en institution. Il faut prendre rendez-vous via l’agenda en ligne, attendre dehors qu’on vienne vous placer, profiter un maximum de la demi-heure à laquelle vous avez droit, sentir votre cœur se serrer quand on vous dit que votre temps est écoulé. Je pense que même en ayant une santé mentale de fer, c’est difficile à gérer. Personnellement, c’est très dur de devoir passer par cela pour garder des gens en vie, ça me rend folle quand j’entends des gens qui se moquent des règles sanitaires sans penser aux conséquences de leurs actes, sans penser à ceux qui vont payer leur bêtise.

C’est aussi dur de préférer sacrifier des moments avec des gens qui nous soutiennent, qui peuvent nous remonter le moral. Personnellement, j’ai fait le choix de sacrifier une partie de ma santé mentale pour espérer retrouver le plus vite possible une vie normale. Pourtant, j’ai envie de voir ces gens en physique, j’ai envie de retourner à des concerts parce que je me sens mieux après. Mais je prendre sur moi, je n’envisage même pas de filer dans un autre pays où les règles sont moins sévères. Je n’ai pas de solutions miracles à proposer, la situation est inédite et les propositions loin d’être parfaites. J’ai eu envie de m’arracher plusieurs fois les cheveux en entendant les annonces du gouvernement suisse, je ne dois pas être la seule.

Cette année 2020 aura vraiment été très longue pour tout le monde.

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