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La maîtresse de guerre – Gabriel Katz

Couverture La maîtresse de guerre

Résumé de l’éditeur

Dans le même univers que celui du Puits des mémoires, Kaelyn, fille d’un maître d’armes, rêve de reprendre le flambeau paternel, tandis que les autres filles de son âge rêvent d’un beau mariage. Elle a le talent, l’instinct, la volonté. Elle ne demande qu’à apprendre. Mais cela ne suffit pas : c’est un monde dur, un monde d’hommes, où la place d’une femme est auprès de son mari, de ses enfants, de ses casseroles. Il va falloir lutter. Elle s’engage donc dans cette grande armée qui recrute partout des volontaires pour aller se battre au bout du monde. Des milliers de soldats partis « libérer » le lointain sultanat d’Azman, plaque tournante de l’esclavage, terre barbare où règnent les cannibales. Dans la violence de la guerre, elle veut acquérir seule ce que personne n’a voulu lui enseigner. Mais le grand sud, plongé dans le chaos de l’invasion, va bouleverser son destin bien au-delà de ses attentes…

Mon avis :

Cela faisait quelques mois que j’entendais parler de Gabriel Katz en terme plutôt élogieux. J’ai donc profité d’une visite à la bibliothèque pour emprunter la Maîtresse de guerre. Alors que dire de ma première lecture de Katz ?

Les deux protagonistes sont intéressants et ils parviennent à être attachants, même si Hadrian a des côtés insupportables, dû à son rang de maître de guerre. J’ai cependant apprécié le fait qu’il teste son élève quand elle ne s’y attend pas, bien que les tests soient assez cruels. Quant à Kaelyn, elle est tenace et ne se laisse pas faire. Il en faut un sacré caractère pour faire sa place dans un monde aussi sexiste que celui du livre, sa volonté la rend admirable, c’était agréable de suivre son histoire. L’auteur est parvenu à éviter le cliché de la femme guerrière d’une froideur implacable, elle garde ses sentiments et son éthique.

Cela dit, j’ai trouvé la romance entre les protagonistes assez inutile, j’aurais trouvé plus intéressant qu’ils restent dans une relation maître-élève.

Quant aux antagonistes, je peux les résumer à ceci: leurs blessures d’égo. C’est simplement leur orgueil mal placé qui les ont mis à cette place. Ravaler leur fierté ne leur aurait pas fait de mal, mais c’était une idée inconcevable pour eux. Et vu que ce genre de comportement me dépasse totalement, je n’ai eu absolument aucune sympathie pour eux.

Le livre se concentre sur le sultanat d’Azman, décrit dès le début du livre comme un endroit rempli de barbares et de cannibales. Évidemment, l’armée de la Libération est là pour libérer ce pauvre pays de ces affreux mécréants… Sauf qu’en avançant dans le livre, on découvre que les barbares ne sont pas ceux que l’on croit, loin de là. L’armée libératrice fait froid dans le dos lors de plusieurs passages. L’auteur nous montre au final qu’aucun des deux camps n’est parfait, déjà à cause de leur misogynie crasse; rien n’est blanc ou noir, surtout dans une guerre.

Se balader dans le sultanat était rafraîchissant, malgré le fait qu’il soit en terre aride. Les endroits ne souffrent pas de ce filtre terne que beaucoup d’ouvrages fantasy se sentent obligés de mettre. On peut mettre de la couleur et avoir une histoire assez sombre.

Pour conclure, j’ai beaucoup apprécié ce premier pas dans l’écriture de Gabriel Katz, malgré quelques légers défauts. Sa manière d’écrire est prenante, les critiques qu’il émet me parlent et j’apprécie qu’il casse le fonctionnement des autres livres de fantasy. Autant dire que je vais me lancer dans ses autres ouvrages.

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