Fantasy, Livres

La fileuse d’argent – Naomi Novik

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Résumé de l’éditeur

Petite-fille et fille de prêteur, Miryem ne peut que constater l’échec de son père. Généreux avec ses clients mais réticent à leur réclamer son dû, il a dilapidé la dot de sa femme et mis la famille au bord de la faillite… jusqu’à ce que Miryem reprenne les choses en main. Endurcissant son cœur, elle parvient à récupérer leur capital et acquiert rapidement la réputation de pouvoir transformer l’argent en or.
Mais, lorsque son talent attire l’attention du roi des Staryk – un peuple redoutable voisin de leur village -, le destin de la jeune femme bascule. Obligée de relever les défis du roi, elle découvre bientôt un secret qui pourrait tous les mettre en péril…

Mon avis

J’ai découvert Naomi Novik l’année passée avec Déracinée. Je ne m’attendais à rien et ce fut un coup de cœur inattendu. J’étais donc impatiente de lire son nouveau roman La fileuse d’argent. Après des discussions avec un collègue anglais, je me suis attaquée à ce livre en VO.

J’ai trouvé original que Miryem soit juive, que cela fasse partie naturellement de sa vie et que ce soit assumé. D’ailleurs, le personnage de Miryem est très intéressant que ce soit par sa détermination ou son ingéniosité. Elle est consciente que ses actions ont un prix et elle est prête à réparer ses erreurs.

Contrairement à ce que le résumé français peut laisser penser, l’histoire ne se centre pas sur uniquement sut Miryem, mais se déroule à travers plusieurs points de vues, dont celui d’Irina : fille d’un duc, à l’apparence banale et que son père décide de marier au tsar, et celui de Wanda : jeune femme qui vient aider à rembourser la dette de son père auprès de la famille de Myriem. D’autres facettes du roman, d’autres vécus, certains violents. Des visions qui permettent une meilleure compréhension de l’histoire de l’environnement. Ce qui est un des points forts du livre se révèle être également un point faible par moment. En effet, les points de vue sont presque trop nombreux et certains n’apportent que peu à l’histoire, notamment celui de la nourrice d’Irina. Ce sont des passages durant lesquels je me suis un peu ennuyée, ce qui explique pourquoi ce livre a été un moins gros coup de cœur que Déracinée.

Les personnages ont l’avantage de ne pas être manichéens; parmi ceux que j’ai appréciés, certains ont dû prendre des décisions difficiles sur le plan moral et ils étaient parfaitement conscients du poids de leurs actions. En tant que lectrice, j’ai pu avoir un doute sur le bien-fondé de leurs décisions, mais elles étaient dans la ligne du personnage et parfaitement cohérentes.

Les descriptions de l’atmosphère du roman aident à s’y plonger. On ressent ce froid qui s’insinue partout même sous les vêtements les plus chauds, cette neige qui étouffe le monde, le village perdu en bordure de forêt et la ville grouillante et bruyante. On est plongé dans le conte de fées, le vrai conte de fée, celui où les créatures ne sont pas forcément des plus sympathiques avec les humains. J’ai retrouvé avec plaisir certains codes des histoires de fée, que ce soit avec le lien des noms ou les promesses.

La Fileuse d’argent est un roman fantasy en un seul volume que je conseille si vous voulez des personnages développés, un univers fascinant et des choix cornéliens. J’ai vraiment passé un très bon moment de lecture.

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