Réflexions

Good Omens – Une adaptation réussie ?

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C’est quoi Good Omens (de bons présages) ?

Good Omens est un roman écrit à quatre mains par Terry Pratchett (Disque-monde) et Neil Gaiman (American Gods, Coraline) racontant l’histoire de l’ange Aziraphale, du démon Crowley et d’un Antéchrist égaré à quelques jours de l’Apocalypse.

Délice de lecture, d’humour et de scènes mémorables (oui, c’est un de mes livres favoris), l’ouvrage est adapté par Amazon en série dont les six épisodes sont sortis fin mai 2019 et en DVD/Blu Ray le 04 mars 2020. On retrouve au casting : Michael Sheen en Aziraphale et surtout David Tennant (Dr Who, Harry Potter) en Crowley.

Encore une adaptation ? !

NDLR : Ce qui suit n’engage évidemment que moi, vous êtes libres de ne pas avoir la même interprétation ou avis

Oui, encore une adaptation. Cependant, elle incarne pour moi l’adaptation parfaite d’un livre en format visuel. Good Omens pourrait même ne pas être qualifiée de telle tant elle transpose le livre sur le petit écran. Les acteurs principaux sont géniaux, mention spéciale à Michael Sheen qui campe un Aziraphale exquis, l’histoire est respectée tout en étant bien adaptée à notre époque.

Évidemment, la série a quelques défauts. Je regrette notamment la suppression des passages avec les Autres Cavaliers de l’Apocalypse, certains ajouts auraient pu ne pas s’y trouver. Mais ses défauts sont vite masqués par ses multiples qualités. Lors de mon troisième visionnage et après des discussions avec mon collègue, je me suis demandée pourquoi je trouve cette série est si réussie ? Qu’est-ce qui fait que je ne m’en lasse pas et que j’ai envie de la regarder encore et encore ?

Ce qu’elle a en plus

Pour paraphraser Aziraphale, cette série déborde d’amour. Alors oui, je sais, c’est un peu guimauve de dire cela, mais je vais expliciter ma pensée. On sent l’amour de l’histoire originale et il n’est pas là par hasard puisque Neil Gaiman a mis cinq ans pour écrire cette adaptation; qu’il a supervisée. Cinq ans pour créer une série fidèle à la vision de Pratchett (décédé en 2015 et atteint d’Alzheimer) et à la sienne. L’amour que porte Gaiman à Pratchett se ressent également au travers de cette fidélité, tout comme les petits clins d’œil apportés en hommage à son ami. Les acteurs principaux aiment leurs personnages et mettent leur talent à disposition pour transposer le livre sur écran. Le duo Sheen-Tennant fonctionne merveilleusement bien. Mention également à l’amour des fans autour de l’œuvre en général, je ne m’étendrai pas à ce sujet sur cet article, mais il était important d’en parler.

Assez pour la parenthèse guimauve. Adapter une œuvre littéraire ne doit pas se contenter de simplement transposer le texte en image, il faut apporter quelques éléments en plus, oser prendre des risques. Good Omens le fait, notamment en développant la relation et le pacte entre Aziraphale et Crowley dans des moments qui prennent place avant l’histoire principale, ce qu’on ne retrouve pas dans le livre. Au niveau du casting, on notera la voix de Dieu interprétée à la perfection par Frances McDormand (et qui a provoqué quelques remous outrés de certaines franges…) tout comme le chef des armées de l’Enfer Bélzébuth auquel Anna Maxwell Martin donne délicieusement…euh non dégoûtamment vie. Good Omens fait un véritable effort sur les questions de genre et cela fait du bien, je pense également aux scènes où Crowley est en nanny, scènes où il n’est jamais tourné en ridicule.

Cependant le point fort le plus important est que l’équipe a pris le temps qu’il fallait pour créer cette série, ils ne se sont pas précipité pour sortir leur produit. C’est un exemple sur lequel d’autres adaptations devraient se baser au lieu de produire une série ou un film le plus rapidement possible après l’acquisition des droits. Je conçois que les producteurs aient envie de rentabiliser leur achat au plus vite et craignent peut-être de perdre les fans s’ils attendent trop longtemps. Good Omens est sorti en 1990, la série presque 30 ans plus tard. Les anciens fans étaient au rendez-vous et de nouveaux sont arrivés. Cela devraient en inspirer plus d’un à suivre cet exemple, non?

Pour conclure, autant le livre que la série valent le coup d’oeil et même plusieurs! Sur ce, je pense que je vais enclencher mon 6è visionnage.

 

 

0 réflexion au sujet de “Good Omens – Une adaptation réussie ?”

  1. Je te rejoins, j’ai beaucoup aimé la série aussi ! Je n’ai pas lu le livre mais d’autres de Gaiman et on y retrouve bien son ambiance décalée et teintée d’humour.
    Et, comme tu l’as dis, le duo d’acteurs fonctionne à merveille ! C’est original, frais et inventif, une belle découverte

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