Fantasy, Livres

Les cent milles royaumes – N.K. Jemisin

Couverture Les cent mille royaumes

Résumé de Les cents milles royaumes

Mon nom est Yeine et j’ai dix-neuf ans. Je suis membre du peuple darrène, au Nord des cent-mille royaumes. Une barbare. Il y a un mois, ma mère a été assassinée. Elle était l’héritière des Arameris, la plus puissante famille du monde. Ce matin, j’ai reçu un message de l’empereur, mon grand-père : une invitation à venir séjourner à Ciel, le palais familial. Plus qu’une invitation, un ordre.
Je veux découvrir pourquoi ma mère est morte. Même si on ne revient jamais de Ciel.

Mon avis

Vous savez que je n’aime pas garder le suspens trop longtemps et vu mon amour des Livres de la Terre fracturée, vous devriez deviner assez vite que je me suis de nouveau prise une claque de la part de Jemisin. Cette autrice est dorénavant mon écrivaine favorite.

Un univers riche

La majeure partie du roman se passe dans le palais de Ciel et pourtant, j’ai eu l’impression de voyager dans de multiples endroits. Chaque personnage parvient à imprégner le lieu et donner une impression de voyage. Je dois avouer que c’est un certain tour de force. Même si les intrigues politiques ont tout pour me faire fuir de Ciel, j’avais envie de me perdre dans les couloirs du palais pour en découvrir plus.

Comme à son habitude, Jemisin bouscule un peu son lecteur avec une narration un brin déroutante au départ, mais qui devient claire sur la fin du livre. Mais ce faisant, nous sommes aussi perdue que Yeine dans ce monde magnifique et terrifiant à la fois. Le palais de Ciel n’a beau qu’être un seul bâtiment, il recèle mille mondes entre ses murs.

Êtres divins et humains

Nous suivons donc l’histoire de Yeine, petite-fille du roi en fonction et jetée comme appât pour la succession au trône. Elle est consciente de ne pas être une candidate sérieuse, mais se joint à la cour pour éclairer le mystère de l’assassinat de sa mère. Elle est prête à tout pour percer les secrets, son passé de guerrière en fait un personnage qui ne lâche rien. Elle apprend rapidement les règles au sein du palais, non seulement pour survivre, mais aussi pour les jouer. J’ai vraiment adoré ce personnage et son caractère, tout comme ses interactions avec les dieux.

D’ailleurs, parlons-en des dieux. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu une description aussi…divine de ce type de personnages. Certes, ils sont enfermés dans un corps humain par moment, réduits en esclavage; mais l’autrice est réellement parvenue à les rendre inhumains, puissants. Ils sont intangibles, notre esprit humain ne peut les appréhender. On sent qu’ils n’ont pas la même temporalité que les humains, qu’ils sont sur un autre plan d’existence. Ils sont effrayants, fascinants. J’ai tout particulièrement apprécié Nahadoth et Sieh, ils incarnent parfaitement l’image que j’ai envie de lire de divinités. Ils ont certes un format humain, mais on sent que ce n’est qu’une enveloppe, qu’ils sont bien plus et Jemisin n’hésite pas à le montrer d’ailleurs.

Pour les autres humains, j’ai adoré détester Scimina, la cousine de Yeine, un personnage horrible pour lequel on ne peut que souhaiter une fin douloureuse. De là, si vous voulez savoir si ça arrive ou non, procurez-vous le livre !

Conclusion sur Les cent milles royaumes

Je crois qu’il ne sert à rien de m’étaler plus longtemps sur l’amour que j’éprouve pour Jemisin. Elle n’hésite pas à bousculer un peu les codes, à montrer les discriminations sans fard. C’est réellement une autrice sur laquelle se pencher.

Les cent milles royaumes sont un coup de cœur, à tel point que j’ai ressenti un vide en refermant le livre. Je me suis dit que je ne lirais plus jamais un roman aussi bien. Donc…foncez !

Retrouvez Les cent milles royaumes chez Le livre de poche !

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